Olivier Gouin arbitre la finale de la médaille de bronze

Championnat du monde  à Cologne/France

Olivier souligne un but des Allemands face aux Américains.

HOCKEY. Originaire de Sainte-Dorothée, Olivier Gouin se rapproche de son rêve d'arbitrer dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il était d'office au Championnat mondial 2017 à Paris/Cologne, du 5 au 21 mai.

Publicité

Olivier a d'ailleurs vécu une véritable consécration en étant choisi parmi les 16 arbitres en chef à la classique. Il a également été de la finale pour la médaille de bronze opposant la Finlande à la Russie. Le Lavallois s'est retrouvé sur la même glace que les Nikita Kucherov,  Artemi Panarin, Yevgeni Kuznetsov, Valtteri Filippula, Mikko Rantanen et Sebastian Aho, pour ne nommer que ceux-là.

«Quand le trio des Russes est composé de Kucherov, Panarin et Kuznetsov, tu te dois de livrer la marchandise, assure Olivier Gouin. Étant donné que le Canada jouait pour l'or, il ne me restait plus qu'une seule chance de mériter un match. Ça doit dire que j'ai connu un bon tournoi. Je ne pouvais pas demander mieux.»

Brett Iverson, du Canada, Miroslav Lhotsky, de la République tchèque, et Brian Oliver, des États-Unis, complétaient le quatuor.

Neuf joutes

Olivier a pris part à neuf rencontres de cet événement qui regroupait 16 pays et plusieurs joueurs du circuit Bettman. Il a apprécié le match d'ouverture à Cologne, en Allemagne, qui opposait l'équipe locale aux États-Unis.

«L'ambiance était extraordinaire, avance-t-il. Les Allemands ont chanté durant toute la partie. J'étais un peu intimidé, surtout quand je me suis retrouvé au cercle de mise en jeu en présence des Jack Eichel, Johnny Gaudreau et du vétéran Dennis Seinderberg. Le stress n'a pas duré longtemps.»

Il a bien aimé être de la joute opposant la Lettonie, de Bob Hartley, à l'Allemagne, car le gagnant passait en quart de finale. «Si la finale du bronze demeure le summum, je dois dire que les deux autres parties font partie des belles expériences qui resteront à jamais gravées dans ma mémoire.»

Olivier Gouin a vécu une expérience enrichissante au Championnat mondial de hockey.

Il admet sans détour que cette compétition représentait le plus grand défi de sa carrière. «Ce fut le hockey le plus rapide auquel j'ai pris part. Les patinoires de grandeur olympique en Europe demandent plus de déplacements que celles d'Amérique du Nord. Je préfère cela, car on a plus de place pour se déplacer. Ça devient plus facile de bien voir les corridors. Il faut bouger nos pieds beaucoup plus, car c’est facile de se retrouver plus loin du jeu. Le positionnement est tellement important pour nous.»

Trois ligues

Au cours des trois dernières campagnes, le Lavallois a travaillé comme officiel sur une base régulière au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), la Ligue américaine de hockey (LAH) et la Ligue de la Côte-Est (ECHL).

Ses expériences dans la LAH ont été particulièrement enrichissantes parce qu’elles lui ont permis de côtoyer des collègues ayant travaillé à temps partiel dans la LNH. «Quand la veille, ils ont arbitré Washington contre Tampa Bay, tu as envie de leur poser plein de questions», lance celui qui aimerait pouvoir faire partie des officiels embauchés à deux volets (LAH et LNH) dès la prochaine campagne.

Saison chargée

Olivier Gouin s'est retrouvé sur la même glace que Kucherov.

Il s'agissait d'une troisième invitation au sein de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) au cours de la saison 2016-2017, puisqu’il a participé au Championnat mondial des moins de 20 ans Division 1 – Groupe 1 à Bremerhaven, en Allemagne, en décembre 2016 et au Continental Cup à Ritten, en Italie, en janvier dernier.

Outre ses récentes expériences internationales, Olivier totalise 146 matchs du calendrier régulier et 29 en séries éliminatoires depuis quatre ans au sein de la LHJMQ. Il a aussi officié deux tournois de la Coupe Memorial, Championnat canadien de hockey junior, à Québec (2015) et Red Deer (2016).

Beaucoup de sacrifices

Olivier est toujours dans les valises. Encore plus cette année. Il adore sa vie de grand voyageur. «Je me promène partout. C’est une des parties les plus difficiles du métier. Je dois dormir entre 20 et 22 jours par mois à l'hôtel.»

Il doit adapter sa façon d’arbitrer d’une ligue à une autre. «C’est différent de <@Ri>dealer<@$p> avec des jeunes de 17 ans et travailler avec des hommes qui ont 28 ans. Les joueurs ne sont pas aussi forts physiquement et ne sont pas aussi rapides.

Les règlements sont différents. Il faut se mettre à jour», termine-t-il.

Publicité

À lire aussi