Sandrine Dion: une inspiration pour la délégation lavalloise

Troisième participation aux Jeux du Québec


Publié le 17 février 2017

Bernard Dion, Dominique Caron et Laurie St-Georges (missionnaire) entourent la jeune Sandrine Dion, joueuse de boccia.

©Mario Beauregard

BOCCIA. Sandrine Dion en sera à une troisième présence dans le gymnase de l'école Camille-Lavoie où se déroulera le championnat de boccia aux Jeux du Québec, à Alma.

Elle tentera de faire mieux que sa cinquième place obtenue aux Jeux de Drummondville en rivalisant avec des personnes atteintes de différentes formes de paralysie cérébrale dans cette discipline d’origine italienne. La boccia est apparue pour la première fois aux Jeux de Saguenay, en 2013.

«Je veux gagner», lance-t-elle en riant nerveusement. J'aimerais être là encore longtemps et représenter la plus belle ville. Pour moi, les Jeux du Québec sont comme les Olympiques. Je sens que je fais partie de l'équipe Laval.

«J'ai amélioré mes stratégies et mon lancer de près ainsi que mon lancer à côté du cochonnet», précise-t-elle.

Comme tous les autres jeunes de son âge, Sandrine souhaite se faire des amis et vivre pleinement la compétition sportive. Toutefois, elle ne sera pas avec les autres athlètes lavallois, car les joueurs de boccia se retrouvent au même endroit dans un bâtiment adapté.

Concentration

La boccia, qui s’apparente à un mélange de pétanque et de curling, est un jeu de précision exigeant une intense concentration. Cette discipline paralympique est accessible aux athlètes ayant de graves handicaps locomoteurs ou mentaux.

«Je dois garder ma concentration», souligne celle qui s'entraîne une fois par semaine avec les Cobras de Blainville et une autre fois à son école.

L’objectif est de placer la balle le plus près du cochonnet, tout en étant en position assise. Seuls ou en équipe et en fonction de leurs capacités, les participants peuvent faire leur jeu en faisant glisser leur balle sur une rampe ou en la lançant eux-mêmes.

Si Sandrine sera la seule représentante lavalloise au boccia, elle pourra compter sur l'appui de ses plus grands admirateurs, ses parents Dominique Caron et Bernard Dion. «Je ne suis pas trop déçue d'être la seule, car j'aurai toute l'attention», mentionne-t-elle avec son regard espiègle.

Active malgré la maladie

Sandrine Dion pratique la boccia depuis cinq ans. Elle a été initiée à ce sport lors d’une fête de Noël pour enfants. Celle qui joue aux quilles depuis qu’elle est toute petite souffre de leucodystrophie, maladie d'origine génétique affectant la myéline du système nerveux central.

Quatorze jours seulement après son arrivée sur cette planète, Sandrine est devenue la plus jeune greffée de sang de cordon ombilical au Canada. Cela ne l'empêche pas de mordre dans la vie à pleines dents.

Par sa persévérance, l'adolescente de 16 ans est une source d'inspiration pour les gens qui l'entourent. Elle a toujours un sourire accroché au visage. «Je sens que je peux être un modèle pour les autres jeunes.»

Baseball

Malgré qu'elle souffre de la maladie de Krabbe, Sandrine a décidé de s'amuser comme les autres enfants de son âge en s'inscrivant au programme Challenger de Baseball Québec, en 2015.

Ce programme offrait une occasion aux enfants vivant avec des handicaps cognitifs ou physiques de jouer au baseball dans une division créée spécifiquement pour leurs besoins particuliers et dans un environnement sécuritaire. D'ailleurs, les jeunes ont utilisé une balle mousse et portaient un casque en tout temps, afin d'éviter les accidents.

Jeux de 2020

Si Laval devait accueillir les Jeux du Québec de 2020, Sandrine aimerait bien y être même si son sport se déroule l'hiver en gymnase. «Qui sait, je pourrais peut-être jouer au baseball comme sport de démonstration», termine Sandrine Dion.