Michaël Chatel obtient une bourse de l'Université Oral Roberts

Michaël Chatel jouera au soccer à Tulsa, en Oklahoma.

SOCCER. Michaël Chatel poursuivra sa carrière aux États-Unis, à Tulsa, en Oklahoma.

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Le jeune joueur de soccer de 17 ans des Étoiles de l'Est vient de signer une entente avec les Golden Eagles de l'Université Oral Roberts. Il a obtenu une bourse d'études pour les quatre prochaines années, évaluée à 128 000 $. S'il obtient de meilleures notes, Michaël pourra mettre la main sur une bourse complète.

«Je sais que je suis capable d'avoir de meilleurs résultats, lance avec confiance celui qui fréquente le Collège Ahuntsic dans le programme d'intervention à la délinquance. Je détiens une moyenne de 70 % et l'université américaine voudrait que je l'augmente de 5 %.

«Je serai logé, nourri et on paiera pour mes entraînements et un tuteur. J'aurai un très bon encadrement», poursuit-il.

Michaël s'est dit heureux d'en être venu à une entente avec les Golden Eagles. Toutefois, il considère qu'il n'a encore rien accompli.

«Ce n'est que le début, affirme-t-il humblement. Je suis encore très loin de mon objectif de jouer professionnel en Europe.»

En demande

Plusieurs universités avaient approché le talentueux joueur de soccer, mais après avoir étudié les offres, le milieu de terrain a opté pour Oral Roberts.

«J'aurai beaucoup d'heures de tutorat, précise l'adolescent. Ça m'aidera surtout que je ne suis pas bilingue.

«Si je décide d'aller jouer chez les professionnels, ma bourse ne sera pas annulée. C'est très rare! Cela a favorisé fortement ma décision de choisir Oral Roberts. Il s'agit de la meilleure option pour moi», ajoute-t-il sagement.

Il a aussi bien aimé le style de jeu préconisé par les Golden Eagles. Aux États-Unis, les formations ont tendance à dégager le ballon. À Oral Roberts, on mise sur la possession du ballon, comme en Europe. «C'est pour cela qu'on a mis la main sur moi, un Chilien et un Colombien. On veut garder le ballon et ça me plaît bien», renchérit-il.

Michaël a pris un pari en quittant le confort des Étoiles de l'Est, où il s'entraînait en compagnie de Sandro Grande. Il croit fermement que ce pari rapportera avec sa nouvelle équipe.

De bons commentaires

Éric Pauyo, du College Prospect, et les entraîneurs Sandro Grande et Amro Radwan ont vanté le brio de Chatel autant sur le terrain qu'à l'extérieur de la surface de jeu aux différentes universités américaines. «Ils ont fait un travail colossal. J'ai reçu de nombreuses offres venant de Princeton, Dayton, etc.»

S'expatrier

Michaël est d'avis que les meilleurs athlètes canadiens doivent quitter et chercher un meilleur encadrement aux États-Unis ou en Europe. «Au Québec, on peut t'appuyer jusqu'à un certain niveau.  C'est là-bas que ça se passe», insiste-t-il.

Il aimerait bien se tailler un poste au sein du 11 partant. «Je sais que les recrues commencent souvent sur le banc. Je suis un des rares joueurs à avoir obtenu une bourse à ma première année. Je vais leur montrer ce que je peux faire sur le terrain.»

Dilemme

Michaël Chatel pourrait représenter le Québec aux Jeux du Canada, du 6 au 13 août, à Winnipeg. Pour l'instant, les bonzes de l'Université Oral Roberts préfèreraient que le Lavallois puisse se rapporter au Golden Eagles , dès le 4 août, pour des matchs préparatoires.

«Des négociations sont en cours. Je suis déchiré, car l'Université est prioritaire. Toutefois, j'aurais aimé vivre cette expérience des Jeux. Ce n'est pas moi qui prendra la décision», termine-t-il.

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