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La semaine verte

Le PLQ et le PQ sortent leurs munitions environnementales

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 17 mars 2007 à 13:00
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La semaine verte
Michelle Courchesne, candidate du PLQ dans Fabre: «Nous avons livré nos engagements aux Lavallois. Si nous prenons ces engagements maintenant, c'est que nous allons les livrer.» (Photo: Martin Alarie)
La semaine verte
Le PLQ et le PQ sortent leurs munitions environnementales
Alors que les Verts se manifestaient officiellement pour la première fois devant les médias à Laval cette semaine, libéraux et péquistes abordaient les aspects locaux de leur plateforme environnementale.
«Laval a le potentiel de devenir une plaque tournante en innovation environnementale», soutient Guy Lachapelle, candidat péquiste de Fabre. Laval a tout pour elle. Les milieux bâtis, agricoles et naturels s'y côtoient, fait-il valoir. La Ville est-elle un modèle environnemental pour autant? «Je ne pense pas», répond-il sans hésiter.

Avant d'accéder à la notoriété écologique de villes comme Grenoble ou Lyon, Laval pourrait par exemple mettre encore plus d'efforts sur le transport en commun et le recyclage, établir des objectifs locaux dans le cadre du protocole de Kyoto, sensibiliser encore plus les industries à la pollution, et encourager la participation citoyenne, énumère M. Lachapelle.

La prochaine étape du virage vert devra se faire en concertation avec les intervenants du milieu, souligne-t-il. «On est mûrs pour une bonne discussion avec les organismes environnementaux de Laval.»

Parmi les enjeux importants: la réappropriation des berges et des milieux naturels par le public. La protection de ces derniers passe notamment par une réforme de la Loi sur la qualité de l'environnement, indique le candidat de Fabre. «Il faut donner des dents à la Loi et l'appliquer. Il faut plus d'inspecteurs et de ressources pour le ministère [de l'Environnement].»

La candidate de Mille-Îles, Maude Delangis, insiste sur l'importance d'un train de banlieue dans l'est de Laval. Sans cette ligne, «les nouveaux automobilistes provenant de Terrebonne et Mascouche, notamment, engorgerons le nouveau pont de la 25 et le problème restera donc tout entier».

Quant au prolongement de la 335, même s'ils appuient ce projet, les candidats péquistes exigent «qu'une voie soit réservée au transport en commun, que ce soit l'autobus ou le covoiturage», ajoute la candidate de Vimont, Marie-France Charbonneau.

De telles mesures auraient un impact sur la qualité de l'air, dans une ville qui sert «de zone tampon entre la Rive-Nord et Montréal», illustre Joëlle Quérin, candidate dans Chomedey. «Les enfants et les aînés étant les plus vulnérables à cette forme de pollution, il est urgent d'agir.»

Par ailleurs, le candidat de Laval-des-Rapides, Marc Demers, souligne les enjeux en matière d'efficacité énergétique. «Il est temps de moderniser le Code du bâtiment du Québec et d'y inclure des notions d'écoconstruction et d'efficacité énergétique.»
La 25 et l'environnement
Lors de leur point de presse hebdomadaire, les candidats libéraux se sont engagés à faire de Laval «une île plus verte et plus bleue». Au niveau local, ils promettent la protection et la mise en valeur du Boisé Sainte-Dorothée, du Boisé de l'Équerre, des berges de la rivière des Mille Îles, de la plage Idéale et de l'archipel du Mitan. Une fois élus, les libéraux favoriseraient le développement de nouvelles voies piétonnières et cyclables. Ils comptent également améliorer la desserte du transport en commun.
«Au cours des quatre dernières années, nous avons livré nos engagements aux Lavallois, si nous prenons ces engagements maintenant, c'est que nous allons les livrer», promet Michelle Courchesne, ministre responsable de Laval et candidate dans Fabre.

Certains jugent contradictoires les promesses libérales en matière de transport en commun et leur décision de prolonger l'autoroute 25 et d'élargir la route 335. «Le développement économique et l'environnement ne sont pas contradictoires», croit Alain Paquet, candidat dans Laval-des-Rapides. Maurice Clermont, député sortant de Mille-Îles, estime qu'on peut diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) s'il y a moins de congestion sur les autoroutes.

«La Rive-Nord se développe, il faut répondre aux besoins», souligne le candidat de Vimont, Vincent Auclair. Guy Ouellette, candidat dans Chomedey, note qu'en élargissant la 335, on donne aux gens de la Rive-Nord une alternative aux autoroutes 13 et 15.

M. Clermont signale que son gouvernement a donné suite à toutes les recommandations formulées par le BAPE dans ce dossier. Il note que le plan initial du pont de la 25 prévoyait six piliers, mais pour protéger une frayère d'esturgeons, l'ouvrage n'aura finalement que quatre piliers.

La candidate dans Fabre estime que l'adoption d'une Loi sur le développement durable est la preuve de l'intérêt du gouvernement pour l'environnement. Elle rappelle également la mise en place du Fonds vert et un crédit de 1000$ offert à ceux qui achètent une voiture hybride.
Bois de l'Équerre
Joint par téléphone, le candidat adéquiste de Vimont, François Gaudreault, énumère quelques priorités locales. Comme l'ont fait les deux autres principaux partis, la protection du Bois de l'Équerre lui vient spontanément à l'esprit.

«J'avais entrepris des démarches en ce qui concerne le développement [dans le voisinage] du boisé», explique celui qui a brièvement été député de Vimont, en 2002. «La difficulté, c'est qu'il a été en grande partie vendu à des spéculateurs. Il y aurait peut-être moyen d'entreprendre des négociations pour protéger ce qu'il en reste.»

Le sort de la rivière des Mille Îles «qui a longtemps été délaissé», mérite aussi l'attention, selon lui. À cet égard, il faut donner des moyens à des organismes comme Éco-Nature, qui administre le Parc de la Rivière-des-Miles-Îles

(Photo: Martin Alarie)

(Photo: Martin Alarie)
> Verte réprimande
Avec sa fougue habituelle, le directeur du Conseil de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand, commente le bilan libéral et les engagements formulés par l'ensemble des partis depuis le début de la campagne. En général, les promesses vertes ne font pas le poids chez les grands partis, estime-t-il.

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