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Trois grandes îles: Huguette Larochelle demeure confiante


Publié le 24 avril 2018

Huguette Larochelle posant devant l'île Saint-Joseph.

©Photo 2M.Media – Mario Beauregard

Le fait d'apprendre que l'archipel Saint-François coûtera nettement plus cher que prévu n'ébranle en rien la présidente-fondatrice de Sauvons nos trois grandes îles, Huguette Larochelle, pour qui l'acquisition des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre n'est plus qu'une question de temps.

«J'ai la profonde conviction qu'il va y avoir un annonce bientôt», affirme-t-elle.

Celle qui a tenu tête à l'ancien maire Vaillancourt, en faisant avorter son projet de développement domiciliaire sur l'une des îles, croit même à un dénouement ce printemps.

Cela dit, pas question de relâcher la pression.

«On poursuit nos actions d'information et de sensibilisation autant auprès des citoyens, des groupes environnementaux, des élus que des médias», précise-t-elle.

Points en suspens

Quelques points demeurent toutefois en suspens, dont l'épineuse question à savoir si les îles seront acquises dans leur entièreté ou seulement dans leur partie boisée.

«Il y a des textes de la Ville qui laissent à penser qu'elle ne protégerait que les parties boisées, observe la principale intéressée. C'est inquiétant, car ça ne représente pas une si grande superficie sur les îles. Je pense qu'une forêt n'a pas besoin d'être remarquable pour qu'on puisse la protéger.»

Protection à perpétuité

Mme Larochelle tient mordicus à ce que les trois grandes îles soient frappées d'un statut de protection à perpétuité. Exactement comme c'est le cas pour l’archipel du Mitan.

À cet égard, elle dit s'inspirer du travail que le directeur général du Conseil régional de l'environnement, Guy Garand, avait fait pour assurer la conservation pérenne de ce chapelet de cinq îles dans la section aval de la rivière des Prairies.

«La Ville peut très bien en être propriétaire sans pour autant décider du sort des îles. Un cadre juridique est nécessaire pour s'assurer que jamais on ne revienne en arrière», termine la persévérante présidente de l'organisme de pression qui célébrait ses 10 ans en janvier.