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Radiation d'un autre ingénieur


Publié le 9 avril 2018

L'ingénieur Louis Farley purge depuis juillet dernier une peine d'emprisonnement avec sursis pour son implication dans le système de partage des contrats publics à Laval.

©Photo 2M.Media – Archives

CORRUPTION. Le Conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec rendait publique, le 9 avril, sa décision de radier pour 20 mois l'ancien vice-président de la firme de génie Cima+, Louis Farley, et lui imposer une amende de 25 000 $ pour sa participation à un système de partage des contrats à Laval et Saint-Jérôme.

Cette annonce survient moins de trois semaines après celle de la radiation de 11 mois imposée à Michel Lavoie, un ingénieur qui était toujours à l'emploi de la firme lavalloise de génie Cima+ au moment où le tribunal de l'Ordre sévissait au regard de son implication dans le système frauduleux lavallois, en 2008 et 2009.

Cela porte à six le nombre d'ingénieurs radiés du tableau de Ordre professionnel en lien avec la corruption et la collusion longtemps érigées en système à Laval, les autres étant Serge Duplessis (radiation permanente), Yves Théberge (42 mois), Normand Bédard (18 mois) et Nicholas Théberge (8 mois).

Coupable

«M. Farley a été reconnu coupable d’avoir contrevenu à plusieurs articles du Code de déontologie des ingénieurs, notamment ceux relatifs à l’usage de procédés malhonnêtes ou douteux, au manque d’intégrité et aux conflits d’intérêts» en lien avec le stratagème alors érigé en système qui permettait de contourner le processus d’appels d’offres des Villes précitées.

Sa culpabilité a également été reconnue pour avoir eu connaissance qu’un système de ristourne était mis en place au profit du parti politique du maire déchu Gilles Vaillancourt.

Les faits reprochés à M. Farley se sont déroulés entre 2002 et 2009. À cette époque, il occupait le poste de vice-président de Cima+ et siégeait au conseil d’administration de la firme.

Rappelons que le 11 juillet dernier devant le juge James Brunton de la Cour supérieure, Louis Farley avait plaidé coupable à des accusations de complot, fraude et corruption dans les affaires municipales dans le mégaprocès lavallois. Depuis, il purge une peine d'emprisonnement de deux ans moins un jour avec sursis.