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Enya Kassatly, policière d'un jour


Publié le 14 mai 2018

Enya Kassatly arbore fièrement son uniforme, entourée de la lieutenante Ana-Isabel Rodrigues et de l'agente Annie Adoulay, du poste de quartier #1.

©Photo gracieuseté

Par Alexis Gohier-Drolet. La jeune fille atteinte de la maladie de Lyme a passé une journée de rêve à son poste de quartier, où elle a pu vivre en accéléré différentes étapes du travail de policier.

Uniforme sur le dos, ceinturon à la taille, sourire au visage, Enya, âgée de 11 ans, se camouflait bien parmi les policiers. Arrivée à sept heures du matin, elle a assisté au rapport quotidien, manipulé des instruments essentiels aux policiers, analysé un indice comme sur une scène de crime et participé à une simulation d'interception à bord d'une voiture de patrouille.

Enya a ensuite rencontré le maire Marc Demers et le chef de police Pierre Brochet. Tout cela en avant-midi. Une demi-journée, car la maladie d'Enya crée chez elle une grande fatigue.

«Ça m'a beaucoup remonté le moral, se souvient-elle. Toute les activités étaient incroyables!» Ses parents ont également souligné la grandeur de l'événement.

Inspiration

C'est Pascal Pilon, ami de la famille et policier qui, touché par la situation d'Enya, a fait une demande auprès de Pierre Brochet. La demande s'est rendue aux oreilles d'Ana-Isabel Rodrigues du poste de quartier #1: «J'ai accepté rapidement car je me suis reconnue en Enya, confie la lieutenante. À son âge, je voulais déjà être policière, comme elle.» Elle espère avoir inspiré la jeune fille à s'engager dans cette voie. Enya est repartie la tête pleine de souvenirs, et les mains pleines de petits cadeaux, dont une casquette et une carte plastifiée de «policière d'un jour».

Un montage vidéo, publié le 8 mai sur la page Facebook du Service de Police de Laval, a atteint 18 000 visionnements en moins de 72 heures.