Camp BN: ouvrir grands ses yeux et ses oreilles

Ni cours magistral ni symposium, le Camp BN pourrait devenir une tradition pour la Banque Nationale, représentée par Yann Jodoin, David Pinsonneault, Michel Bitard et Sophie Ducharme, qui posent aux côtés du conférencier et homme d’affaires, Serge Beauchemin.

INNOVATION. Voir le monde des affaires dans les yeux des autres. S’ouvrir à toutes sortes d’idées. C’est un peu ce que le Camp BN de la Banque Nationale recherchait pour une centaine d’entrepreneurs de la région Laval-Laurentides-Lanaudière, le 23 novembre, à la Place Forzani.

Publicité

Le Camp BN s’est arrêté à Laval dans le cadre d’une tournée pancanadienne de huit rendez-vous d’affaires peu conventionnels. «C’est une façon de répondre aux besoins de nos clients», mentionne Michel Bitar, vice-président Services aux entreprises, Montréal, Laval, Nord et Ouest du Québec à la Banque Nationale. On veut leur ouvrir l’esprit, qu’ils voient au-delà de leurs affaires régulières.»

Au cours d’une demi-journée, les participants ont assisté à une conférence de Serge Beauchemin, investisseur associé dans plusieurs entreprises et dragon reconnu de l’émission télévisée du même nom. «Les entrepreneurs doivent réaliser l’importance que l’innovation ne doit pas être juste technologique, mais aussi considérée comme un processus, une façon de traiter les employés, de développer une relation avec sa clientèle, fait-il remarquer. L’innovation est une façon d’améliorer quelque chose dans le but d’améliorer des résultats.»

Se voulant un espace d’expérimentation et de réseautage, le Camp BN proposait cinq ateliers animés par des experts, dont l’un permettant aux entrepreneurs participants d’essayer des lunettes de réalité virtuelle.

Avec cette technologie, une entreprise pourrait faire visiter son usine à la fine pointe technologique à son client de l’Inde sans que celui-ci ait à se déplacer physiquement. En portant ces lunettes, le client en question aurait la nette impression d’être sur place et de faire une visite 360, assis confortablement dans sa chaise, explique M. Bitar.

Des utilisateurs de la visite 360 degré. (Photo: TC Media - Vincent Graton)

Programme intensif

D’autres ateliers ont permis de mettre en place une stratégie de communication constructive, de développer un modèle d’affaires, notamment. «On veut créer une ambiance propice à l’innovation. La Banque Nationale est un peu le moteur économique du Québec. […] Nos clients recherchent un banquier qui devient un conseiller», constate M. Bitar.

Le dragon Serge Beauchemin a, comme entrepreneur, souvent participé à ce genre de rencontre. «C’est une excellente idée, reconnaît-il. Ça rejoint beaucoup d’éléments et d’objectifs dans une même activité. Ça permet de faire du réseautage, de développer des associations locales, de sortir des sentiers battus et de sa région stratégique. Ce sont trois-quatre heures bien investies.»

Pour être entrepreneur, il faut être visionnaire. L’occasion était donc belle pour constater que «l’imagination et la collaboration peuvent agir comme de nouveaux leviers dans un environnement d’affaires de plus en plus concurrentiel». (Par Josianne Haspeck)

Publicité

À lire aussi