Une cinquantaine de pitous et minous trouvent une maison

Kassandra Martel kassandra.martel@tc.tc
Publié le 20 octobre 2016

Les journées d’adoption permettent à des animaux de trouver une nouvelle maison.

©Photo TC Media - Gérard Legault

ADOPTION. Une cinquantaine de chats et chiens abandonnés ont trouvé un nouveau refuge lors de la Journée d’adoption d’animaux de compagnie de Laval, le 16 octobre. Avec ses huit refuges, son école de dressage, sa clinique de micropuçage et sa vente de médaille, la Ville peut dire mission accomplie pour cette 9e édition.

Deux fois par année, la municipalité lavalloise offre la chance à ces animaux d’avoir une deuxième vie.

«On voit des gens arriver avec des cages de transport, ils sont prêts à adopter, explique Martine Lachambre, de la Ville de Laval. Ils attendent cet événement avec impatience.»

C’est que les animaux proposés se vendent entre 80 et 400 $ et sont vaccinés et vermifugés.

Les journées d’adoption ont été mises sur pied pour régler la surpopulation animale, de manière éthique et novatrice.

«L’adoption est toujours mieux que l’euthanasie», explique Mme Lachambre.

Les mal aimés comme Barbouille trouvent difficilement une place dans un foyer.

©Photo TC Media - Gérard Legault

Les éclopés oubliés

Malheureusement, plusieurs animaux ne sortiront jamais de leur refuge. C’est le cas de Barbouille. Une petite chatte de quelques mois née sans bassin et avec un sphincter dysfonctionnel. Elle porte donc une couche qui doit être changée aux deux heures.

«Cette chatte ne marchera jamais, mentionne Gina Fiorito, du refuge Mère Théréchat. Par contre, elle est super affectueuse. Le vétérinaire n’a jamais vu un chaton qui a survécu à ça. Elle a montré sa volonté de vivre. Je ne vois pas pourquoi je mettrais fin à sa vie.»

Dans son refuge, il n’y a d’ailleurs pas d’euthanasie. Elle et une équipe de bénévoles prennent soin de toutes les bêtes jusqu’à leur fin de vie.

Par contre, la décision de ne pas recourir à l’euthanasie vient avec un coût énorme. Juste en nourriture, ça coûte 1100 $ par mois. Ce montant ne tient pas en compte les frais de vétérinaires ni la litière, les jouets et les accessoires.

«La meilleure histoire, c’est quand ils trouvent un refuge, raconte-t-elle. Mais les gens n’adoptent pas les mal aimés: les animaux handicapés, les plus vieux, les éclopés… Les gens ne les choisissent jamais. C’est toujours la nouveauté qu’ils veulent.»

Selon les spécialistes des refuges présents, les animaux adultes sont idéaux. Leur personnalité est bien dessinée. Ils sont propres, mais surtout plus calmes.

Gina Fiorito est la Mère ThéréChat qui s’oppose à l’euthanasie des chats de son refuge.

©Photo TC Media - Gérard Legault

Micropuce et médaille

L’adoption animalière demeure un choix de vie qui peut avoir des répercussions importantes.

«Un animal, c’est du temps et de l’argent, rappelle Gina Fiorito. Ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère. Ce n’est pas non plus un cadeau qu’on fait.»

Selon elle, il y a des coûts importants reliés aux animaux de compagnie. Il faut ainsi penser au micropuçage et à la médaille.

Lors des journées d’adoption, il y des cliniques de micropuçage. Sur rendez-vous, Dre Valérie Sauvé micropuce les animaux des résidents lavallois pour 25 $.

Il s’agit de doter son chien ou son chat d’une micropuce d’identification électronique, contenant toutes les coordonnées de l’animal. Insérée sous la peau, elle permet de l’identifier à l’aide d’un lecteur pour le retourner plus rapidement à son propriétaire.

Lors de la clinique du 16 octobre, 168 animaux ont été micropucés.

De son côté, la médaille, au coût de 27 $ par année, a sensiblement la même utilité. Elle permet d’identifier l’animal grâce à un numéro unique et de le rendre à son maître.

La médaille est obligatoire à Laval. Ce permis répertorie le nombre de bêtes vivant sur le territoire. On retrouve ainsi 22 000 animaux domestiques enregistrés sur l’île, dont une vingtaine qui a reçu leur médaille lors de la journée d’adoption.

Les montants recueillis par ces objets d’identification servent à la gestion animalière sur l'île Jésus.

«On parle des employés qui vendent les médailles par le biais du porte-à-porte, de la gestion des plaintes adressées au Service de police pour des nuisances associées à des animaux de compagnie, l’entretien des parcs à chien, la gestion animalière actuellement donnée en contrat à l’organisme le Berger Blanc et finalement, les actions concrètes déjà entamées en prévision de la construction du centre animalier de la Ville de Laval», détaille Carolanne L. Gagnon, porte-parole.

Elle rappelle que ce centre verra le jour d’ici la fin de l’année 2018. Une somme de 15,3 M$ a d’ailleurs été réservée à cette fin dans le programme triennal d’immobilisations 2016-2018.

Les 27 $ réclamés pour la médaille sont investis ans la gestion animalière du territoire lavallois.

©Photo TC Media - Gérard Legault