Le recours collectif contre Uber autorisé


Publié le 24 janvier 2017

L'industrie du taxi a gagné une première manche.

©Mario Beauregard

TRANSPORT. La Cour supérieure a autorisé, le 23 janvier, les propriétaires de permis et chauffeurs de taxi à entreprendre un recours collectif contre Uber après 11 mois de procédure.

Georges Tannous, président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) et président de Co-Op Taxi Laval, affirme que c'est une belle victoire. «Uber doit payer et dédommager l'industrie du taxi, insiste-t-il. Ce jugement permet aux chauffeurs de se regrouper et d’entamer une action collective de plusieurs centaines de millions de dollars contre Uber afin d’être justement indemnisés.»

M. Tannous estime les pertes à 300 M$, pour les 10 000 propriétaires et chauffeurs de taxi à travers la province.

Indemnisations

Le tribunal autorise donc un recours afin de savoir si Uber a exercé de manière illégale, avant le projet pilote qui a débuté le 15 octobre dernier. Si cette affirmation devait s'avérer positive, Uber devra indemniser les taxis autant pour les pertes de revenu que pour les pertes de la valeur de leur permis.

Avec la grève des avocats de l'État qui sévit présentement au Québec, M. Tannous croit que les procédures pourraient être retardées.

«Une chose est certaine, Uber nous a volé pendant trois ans nos salaires. Il est temps pour nous de réclamer et à eux de payer», termine Georges Tannous.