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À la découverte des amphibiens et reptiles avec Étienne Plasse


Publié le 17 octobre 2017

Étienne Plasse s'est inspiré du boisé Sainte-Dorothée pour réaliser son premier long métrage.

©Mario Beauregard

DOCUMENTAIRE. Un jeune réalisateur de 27 ans originaire de Sainte-Dorothée, Étienne Plasse, propose dans son premier long métrage une réalité peu connue des Québécois, celle des amphibiens et reptiles de la province, dont plus de la moitié des espèces sont menacées à différents degrés.

Intitulé Un monde inaperçu, Étienne présentera un documentaire sur les amphibiens et reptiles, le 1<+>er<+> novembre, à 19h, au Collège Montmorency. «C'est grâce à Olivier Canuel Ouellet du conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval si je peux présenter mon film», insiste celui qui n'a pas caché qu'il voulait faire découvrir aux gens la biodiversité que l'on retrouve surtout dans le sud du Québec.

«Mon film est unique ici. Il suit les traces des Microcosmos, Le peuple migrateur et la série téléPlanet Earth», avoue-t-il humblement.

Étienne Plasse est d'accord pour dire que de toutes les espèces animales, les amphibiens et reptiles sont parmi les plus discrets et méconnus.

«Leur histoire commence à la fin de l’hiver, dès la fonte des neiges. On peut les découvrir à travers toutes les étapes de leur vie en survolant les quatre saisons.»

Boisé Sainte-Dorothée

Étienne a eu l'idée de se lancer dans l'aventure en 2008 en tombant par hasard sur une couleuvre brune dans le boisé Sainte-Dorothée. Les tournages ont alors été réalisés de 2009 à 2015.

«Beaucoup d'images ont été tournées à Laval, notamment au boisé Sainte-Dorothée, à Pont-Viau et dans les environs de Saint-François où j'ai pu filmer, entre autres, la couleuvre brune et la couleuvre tachetée, deux espèces menacées», indique-t-il.

Étienne Plasse a fait du boisé Sainte-Dorothée son terrain de jeu dans son enfance et dans sa vie d'adultes.
Mario Beauregard

«Quand j'étais jeune, je me promenais dans le boisé Sainte-Dorothée, c'était mon terrain de jeu, raconte celui qui a étudié en cinéma à l'Université de Montréal. Ça m'a grandement inspiré pour faire mon film.»

Équipe

Ce projet n'a pas été réalisé seul. Étienne Plasse a pu compter sur l'aide de Pierre Verville (narrateur), William Kraushaar (compositeur),  Philippe Bédard (monteur son), Hugo-Paul Lamoureux (consultant scientifique et assistant technique) et Patrice Lavigne (consultant scientifique et assistant technique) pour réaliser ce documentaire.

«Hugo-Paul Lamoureux et Patrice Lavigne m'ont énormément aidé et était presque sur tous les tournages. Des biologistes dont Yohann Dubois du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec m'ont aussi aidé. William Kraushaar, Philippe Bédard et Pierre Verville ont amené le film à un autre niveau.»

Conseil

Étienne avait un conseil pour les enfants et les parents concernant les amphibiens et reptiles. Ils ne sont pas des animaux de compagnie. «On peut être tenté de les attraper et de jouer avec eux, mais c'est une très mauvaise idée. Je l'ai fais quand j'étais jeune, mais si j'avais su, je n'aurais jamais joué avec les grenouilles ou couleuvres. Par contre, tu peux prendre une photo, les observer. Il ne faut pas enlever cette curiosité aux jeunes.»

En salles

Un monde inaperçu est sorti en salles en mai dernier et était projeté, pendant plus d'une semaine, au cinéma Beaubien et au cinéma Le Clap, à Québec. Une version écourtée a aussi été présentée au Biodôme de Montréal pendant trois mois.

Projets futurs

Étienne aimerait bien faire d'autres films sur les animaux, sa passion. «J'ai quelques projets, dont un conte fantastique. J'en suis à l'étape du scénario.»