Un 5e livre rocambolesque pour Teddy Kutscher

Benoit LeBlanc benoit.leblanc@tc.tc
Publié le 20 octobre 2010
Teddy Kutscher s’intéresse aux méandres de l’au-delà dans ce nouveau roman.(Photo: Alarie photo)

Avec Un signe de l’au-delà, le Lavallois Teddy Kutscher tricote une enfilade d’histoires et d’intrigues se déroulant à un rythme trépidant entre Montréal, l’Amazonie et… l’au-delà.

C’est en rendant visite à un petit-fils qui habite Hampstead Nord que l’auteur de Chomedey a développé l’histoire d’un grand-père venant en aide à sa fille pour guérir sa petite-fille. «De la terrasse de mon petit-fils, je voyais les numéros des trotteurs de Blue Bonnets dans la nuit illuminée. J’entendais les voix des descripteurs de courses. J’ai eu l’idée d’un homme qui aimait jouer aux courses. Ce fantôme apparaît un jour à sa fille pour lui dire: "joue Boyfriend, le numéro 4, le jour d’anniversaire de tes 40 ans"», raconte Teddy Kutscher, emporté par son histoire.

À l’aventure

L’héroïne du roman écoute son père défunt et ramasse un magot de 200 000$. Une somme qu’il est urgent d’utiliser à bon escient, puisque sa fille est atteinte d’une maladie fatale, la leucémie.

En cours de route, le lecteur entre dans la vie de cette femme, qui connaîtra deux grands amours. D’abord, à 18 ans, elle s’amourache d’un joueur de hockey professionnel, qui possède plus de talent sur glace que de matière grise allumée. Plus tard, c’est au contact d’un comédien bellâtre que celle qui est devenue une espionne industrielle en milieu bancaire enfantera son enfant malade.

Après avoir gagné la cagnotte d’une course, elle partira pour l’Amazonie y rencontrer un médecin à la recherche de plantes ayant le pouvoir de guérir certains cancers. Elle fera le voyage en compagnie de sa fille et du copain de cette dernière, un champion québécois en tir à l’arc.

En cours de route, le lecteur assistera aussi aux interventions de l’écrivain lui-même qui se mêle de l’histoire en engueulant le fantôme sur certaines de ses décisions ou son inaction. «La mort nous inquiète. On se pose tous la question de la résurrection, la réincarnation. J’ai voulu explorer ça à ma manière», de dire l’homme de 80 ans, qui a déjà publié Les enfants de Sophie, Le cœur en bandoulière, La mère qu’on voit danser et Le cœur bien accroché.

Mécano, chanteur, auteur

C’est le 20 septembre dernier que Teddy Kutscher a lancé Un signe de l’au-delà, publié aux Éditions Le grand fleuve, dans le hall de la Maison des arts de Laval. Les invités ont aussi eu droit aux talents de chanteur de l’écrivain.

D’aucuns connaissent aussi Teddy Kutscher pour le garage (Concordia Auto ), coin des boulevards Lévesque et de la Concorde, puis l’agence de voyage, installée au Centre Duvernay, qu’il a fondés à Laval.

C’est en 1968 que Teddy Kutscher est venu prendre racine sur l’île Jésus. Professeur de mécanique chez Renault, il a formé de nombreux mécaniciens québécois pour les modèles de la firme française. Dans ses temps libres, l’homme de 80 ans s’adonne aussi à une chronique humoristique sur les ondes de Radio Shalom.

Notons finalement que la préface du roman est signée du poète lavallois et ancien président de la Société littéraire de Laval, Patrick Coppens, qui s’exprime en ces mots à propos du dernier roman de l’auteur: «Teddy Kutscher aime au-delà du signe, raconter des histoires, et pour son plaisir, il sait nous le faire partager. Son récit file droit, efficace et accrocheur.»