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Premier prix et premier festival international pour Alexandre Vaillancourt


Publié le 13 juillet 2017

Le film aborde l'homophobie réalistement, sans fard.

©Photo gracieuseté

ÉVÉNEMENT. Avec La tapette, son premier film tourné dans le froid glacial de février aux parcs Marc-Aurèle-Fortin et Ahuntsic, Alexandre Vaillancourt a remporté le Prix du meilleur court-métrage étranger au festival Quindici 19 qui s'est déroulé à Rome du 15 au 17 septembre.

Présidé par le réalisateur Martin Strange-Hansen, gagnant de l'Oscar du meilleur court-métrage en 2003, le jury a sélectionné 20 films, dont La tapette, parmi les 1302 oeuvres reçues.

«J'ai essayé de rendre une histoire réaliste sur l'homophobie, sans exagération.»

Alexandre Vaillancourt, scénariste, réalisateur et acteur

«Notre film leur a vraiment plu, de confier Alexandre Vaillancourt qui signe scénario, réalisation, en plus d'avoir joué le rôle principal de son court-métrage. Nous aurons maintenant droit à une projection au EYE Film Museum d'Amsterdam, aux Pays-Bas, et un atelier au Australian Centre for Moving Image, à Melbourne, en Australie.»

Le talent de cinéaste d'Alexandre Vallaincourt est déjà reconnu jusqu'en Italie.

©Photo gracieuseté

D'autres festivals, notamment en Corée et à Vancouver, s'intéressent aussi à la diffusion de cette pellicule portant sur l'homophobie.

Lutter contre un tabou

Étudiant au Collège Letendre, le jeune Fabrevillois de 16 ans avait participé au tournage d'un premier court-métrage sur la thématique de l'intimidation et la violence dans le cadre de son cours de français.  L'œuvre avait d'ailleurs été choisie par le Festival du court-métrage jeunesse de Longueuil, en mai.

«J'ai toujours plein d'idées et j'écris beaucoup de scénarios, confie celui qui admire Xavier Dolan et Gus Van Sant. Je voulais écrire sur l'homophobie, une réalité encore taboue qu'on essaie d'occulter, comme si ça n'existait plus.»

Cet hiver, l'adolescent et ses amis ont amassé des sous pour louer de l'équipement. Le scénario était ficelé depuis décembre.

«Nous avons tourné au moins 12 heures en extérieur dans des conditions très rudes, les 22 et 23 février, de raconter Alexandre Vaillancourt. Mon ami et photographe Tom Langlois m'a beaucoup aidé tout au long du processus. Le montage nous a pris quatre mois, avant d'envoyer le résultat à des festivals.»

Ayant suivi diverses formations en jeu dramatique, peaufinant toujours son clavier de scénariste, le jeune artiste espère maintenant trouver du financement pour concrétiser ses projets futurs de cinéma. Il rêve notamment d'une projection publique de son court-métrage à l'auditorium du Collège Letendre.